Lausanne est bâtie sur trois collines et deux vallons comblés. Cette topographie, qui fait son caractère, est aussi ce qui complique le plus la livraison d’une dalle de pierre. Dans cette ville, un projet de plan de travail commence rarement par le choix de la matière : il commence par la question du chemin jusqu’à la cuisine.
Une grande partie du parc résidentiel date d’avant 1960. Sous-Gare, Chailly, la Pontaise, Saint-François : on y trouve des immeubles de quatre à six étages, aux appartements bien proportionnés, avec des plafonds hauts et des cuisines fermées de forme allongée.
Ces cuisines ont une conséquence directe sur le projet : un plan linéaire de trois à quatre mètres contre un mur porteur, souvent sans possibilité d’îlot. Le travail se concentre alors sur la longueur de la pièce, le raccord si elle doit être découpée, et le traitement de l’angle en L quand il existe.
Dans la vieille ville et autour de la Cité, les immeubles sont plus anciens encore, plus étroits, et fréquemment dépourvus d’ascenseur.
Trois contraintes reviennent dans presque tous nos chantiers lausannois.
L’ascenseur. Quand il existe dans un immeuble ancien, il a été ajouté après coup, dans la cage d’escalier ou dans une gaine étroite. Sa cabine fait rarement plus de 1,10 mètre de profondeur. Une dalle de trois mètres n’y entre pas — et elle ne se transporte pas debout. La solution existe : découper le plan en deux éléments assemblés à onglet sur place, de sorte que le joint soit invisible. Mais cela se décide avant la taille, en fonction du veinage et de la position de l’évier.
Nous avons donc besoin de deux mesures que peu de clients pensent à donner : la largeur utile de l’escalier dans son virage le plus serré, et les dimensions intérieures de l’ascenseur.
Le stationnement. Dans les quartiers en zone macaron, décharger une dalle suppose une place à proximité immédiate de l’entrée, sur un créneau défini. C’est une question d’organisation, pas d’improvisation.
Les rues étroites. Dans la Cité, au Bourg ou dans certaines ruelles de Sous-Gare, le véhicule s’arrête à distance et les derniers mètres se font à la main.
Malley, les Fiches, Sévelin et les développements autour de la gare présentent la situation inverse : accès de plain-pied, monte-charge dimensionné, place de livraison prévue. Les cuisines y sont ouvertes sur le séjour, avec îlot quand la surface le permet. Le plan de travail devient alors un élément visible en permanence depuis le salon, ce qui déplace l’arbitrage vers l’esthétique et le veinage.
Dans les cuisines fermées des immeubles anciens, souvent peu éclairées, une matière claire transforme la perception de la pièce plus sûrement que n’importe quel autre choix. Le quartz de synthèse et les marbres clairs y répondent bien.
Dans les cuisines ouvertes, le marbre et la quartzite dominent, avec une crédence pleine hauteur taillée dans la même dalle pour que la veine se poursuive. Pour une cuisine très utilisée, le granit reste le choix rationnel : notre guide marbre ou granit compare les deux.
Plans de travail et îlots sur mesure, remplacement d’un plan existant sans refaire la cuisine — la demande la plus fréquente en ville — crédences, et plans de vasque, tablettes et habillages. Dans les salles de bains lausannoises, souvent exiguës, un plan de vasque sur mesure permet de gagner les quelques centimètres qui changent l’usage.
Le relevé se fait sur place, une fois les meubles en position. Dans un immeuble ancien, aucun mur n’est d’équerre : c’est lui qui garantit que la pièce tombe juste. C’est aussi à ce moment que se vérifient l’escalier, l’ascenseur et l’accès. La pose suit en une seule intervention.
Nous intervenons également dans l’Ouest lausannois, à Lavaux et dans l’ensemble du canton de Vaud.
Envoyez le plan de votre cuisine ou des photos avec les longueurs mesurées, en précisant l’étage, la présence d’un ascenseur et la largeur de l’escalier. Vous recevez une estimation chiffrée, sans engagement.
Envoyez vos plans ou quelques photos avec les dimensions. Estimation chiffrée, sans engagement.
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